Disposer de son corps
Les droits en santé de la reproduction englobent certains Droits de l’Homme qui sont déjà définis dans les lois nationales, les documents internationaux sur les droits de l’homme et bien d’autres documents.
Ces droits reposent sur une reconnaissance du droit fondamental de tout couple ou individu à décider librement et de manière responsable du nombre, de l’espacement et du « timing » de leurs enfants ; de leur droit à l’information et aux moyens pour faire face ; ainsi que leur droit de prendre des décisions concernant la reproduction en dehors de toute discrimination, coercition et violence.
La Convention relative aux Droits de l’Enfant de 1990 a été la première reconnaissance internationale des droits des adolescents à la santé, notamment à la santé en matière de la reproduction. La Convention oblige les gouvernements à garantir l’accès des adolescentes aux services de santé en matière de la reproduction en reconnaissant explicitement leur droit « de jouir du meilleur état de santé possible et de bénéficier de traitements médicaux et de rééducation. » Lors de la Conférence Internationale sur la Population et le Développement de 1994 (CIPD), les gouvernements sont convenus de fournir aux adolescents l’information et les services pour les aider à comprendre leur sexualité et à se protéger des grossesses non désirées et des IST.
Les droits des adolescents en matière de SR sont :
Le droit de prendre des décisions en matière de santé de la reproduction : de choix du conjoint, de choix du nombre d’enfants, et de l’espacement des naissances et, le droit à l’information et aux moyens d’exercer ces choix.
Le droit à l’égalité et à l’équité pour les femmes et pour les hommes, afin de permettre à chaque personne de faire des choix libres et informés dans tous les domaines, à l’abri d’une discrimination fondée sur le sexe.
Le droit à la sécurité en matière de sexualité et de reproduction, ce qui recouvre notamment la protection contre les actes de violence et contre la coercition dans le domaine sexuel, et le droit au respect de la vie privée.
Le droit à la santé en matière de sexualité et de reproduction en tant qu’aspect de la santé, tout au long de la vie.
Le droit à une bonne santé reproductive.
Le droit de décider librement et en toute responsabilité de tous les aspects de la sexualité de soi-même.
Le droit à l’information et à l’éducation sur la sexualité et la reproduction saine afin de prendre des décisions adéquates dans la recherche de partenaires et de faire des enfants.
Le droit de posséder, contrôler et protéger son corps.
Le droit de ne pas être discriminé(e)/marginalisé(e), sujet à des violences vis-à-vis de ses décisions en matière de sexualité.
Le droit d’espérer et de réclamer un plein consentement et respect mutuel dans ses relations sexuelles.
Le droit à des services de santé reproductive accessible et de qualité sans distinction de sexe, croyance, couleur, situation matrimoniale ou provenance.
Cela inclut :
l’information et le conseil sur la planification familiale
les soins pré et postnataux
les soins de santé pour les bébés
la prévention et le traitement des IST et des Infections du Tractus Génital
quand c’est légal, l’avortement aseptique et les soins post-abortum
la prévention et le traitement de l’infertilité
les soins d’urgence
le droit à l’intimité et à la confidentialité de la part du personnel médical et paramédical
le droit d’être traité avec dignité, courtoisie, attention et respect
le droit de donner son avis sur les services qui lui sont offerts
le droit à l’égalité des genres et à un traitement équitable
le droit de recevoir des services de santé reproductive aussi longtemps que souhaité/voulu
le droit de se sentir à l’aise en recevant les prestations de santé reproductive
le droit de choisir librement son/ses partenaires sexuels
le droit de rester célibataire
le droit de refuser de se marier
le droit de refuser les relations sexuelles même quand on est marié(e).
Définition de la SR
La Santé de la Reproduction (SR) se définit comme un état de bien être général, tant physique, mental que social d’une personne, pour tout ce qui concerne l’appareil génital, ses fonctions et son fonctionnement et non pas seulement l’absence de maladies ou d’infirmités.
Cela suppose donc qu’une personne peut mener une vie sexuelle satisfaisante en toute sécurité, qu’elle est capable de procréer, et libre de le faire aussi souvent ou aussi rarement qu’elle le désire.