La réponse à la question sur les pratiques aggravant la vulnérabilité des jeunes
La vulnérabilité des jeunes en matière de santé va crescendo. Des pratiques menées consciemment ou inconsciemment, bon gré malgré par lesdits jeunes en sont la véritable source, fragilisant ainsi leur santé de façon générale, mais les exposant aussi et surtout au VIH/SIDA et aux IST.
En observant perspicacement la circulation, il ne serait pas impertinent de se demander pourquoi la majeure partie des accidentĂ©s sont des jeunes. Pour Simon YAMEOGO, animateur social au centre d’Ecoute pour Jeunes de l’ABBEF,"De nos jours, les jeunes sont les plus victimes des accidents de circulations car ils s’adonnent Ă la toxicomanie et Ă la consommation abusive de l’alcool, et une fois dans la circulation, ils sont distraits" et pourtant le code de la circulation exige un minimum de concentration.
Dr Tarcissus KONSEM au service d’Odonto Stomatologie et chirurgie Maxillo) Faciale Ă l’hĂ´pital Yalgodo OUEDRAOGO, siffle dans la mĂŞme trompette : "Les accidents participent Ă fragiliser la santĂ©, la majoritĂ© des accidents sur la voie publique sont des jeunes (il ajoute ben outre que), près de 60 % des morts sont consĂ©cutives Ă des accidents et la plupart (des morts) sont des jeunes".
A travers cette consommation abusive de l’alcool, les, jeunes dĂ©truisent leur organisme, courent les risques d’accidents et s’exposent au VIH/SIDA et IST car ils ne se contrĂ´lent plus. C’est ce que Sylvain YAMEOGO exprime Ă sa manière : "cela les incite Ă des rapports sexuels non protĂ©gĂ©s ou mal protĂ©gĂ©s puisqu’ils ne se maĂ®trisent plus".
Selon le Docteur T. KONSEN, "les comportements Ă risque Ă savoir l’errance sexuelle, l’infidĂ©litĂ©, le fait de ne pas se protĂ©ger exposent les jeunes au VIH et aux IST et donc rendent prĂ©caire leur santĂ©"".
NboĂ©liez ZOUNGRANA, Ă©tudiante en quatrième annĂ©e de MĂ©decine arrive au mĂŞme constat : "je crois que l’alcoolisme, le libertinage sexuel sont les principaux facteurs qui fragilisent la santĂ© des jeunes". Elle explique cela parle foisonnement des BoĂ®tes de Nuit et des Maquis qui, sont les plus souvent animĂ©s par des jeunes ; par le prĂ©servatif car estimant qu’avec celui…….., " la fille n’a plus peur de tomber en grossesse tout en oubliant qu’elle peut attraper une IST et mĂŞme le sida ".
B. HIEN, troisième année de sociologie évoque pratiquement les mêmes facteurs : "la prise des excitants, la consommation de la drogue, les rapports sexuels non protégés (sont essentiellement sinon exclusivement) les pratiques fragilisants la santé des jeunes".
Mme BAMBARA, mère de famille, s’insurge plutĂ´t contre la banalisation der la sexualitĂ© Ă travers la sensibilisation sur le port du condom. A son avis, cela incite Ă la sexualitĂ© prĂ©coce et expose les jeunes aux maladies sexuellement transmissibles. "L’acte sexuel n’est plus sacrĂ©" s’indigne-t-elle.
La prostitution n’est pas en marge des diffĂ©rentes pratiques citĂ©es ci-haut. Dans l’indigence et tentĂ©es par le du gain facile, les filles s’adonnent Ă cette pratique et acceptent mĂŞme des rapports sexuels non protĂ©gĂ©s pourvu que : " l’enveloppe proposĂ©e soit lourde".
Les propos de cette jeune fille bobolaise rapportĂ©"s parle CNLS/IST peuvent servir d’illustration "…face Ă l’argent, certaines filles n’arrivent pas Ă se maĂ®triser. Elles sont prĂŞtes Ă tout". Mais ma sĹ“ur, je te prĂ©viens que l’argent et le matĂ©riel de TONTONB Gâteau entraĂ®neront des consĂ©quences fâcheuses. Reste donc digne et refuse ses avances.